Dans une initiative sans précédent, la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) de Loire-Atlantique a organisé un atelier à Saint-Nazaire pour permettre aux réfugiés de partager leurs expériences afin d’améliorer l’accueil en France.

Huit personnes, originaires de Somalie, de Guinée, d’Érythrée et d’Afghanistan, ont été invitées à participer à cette expérience inédite. Tous sont arrivés en France il y a au moins deux ans et bénéficient aujourd’hui du statut de réfugiés. Ils étaient tous prêts à partager leur expérience d’arrivants pour améliorer l’accueil en France, spécifiquement dans le domaine de la santé.

Naviguer dans les rouages administratifs de la Sécurité sociale n’est pas une tâche facile. Lorsqu’il s’agit de parler de santé, la compréhension peut être difficile. Il y a bien sûr la barrière de la langue, mais pas seulement. Pour surmonter ces obstacles, la CPAM a travaillé avec Solidarité Estuaire et le centre provisoire d’hébergement de l’Estuaire pour inventer de nouveaux moyens de communication.

L’objectif était de créer un outil de compréhension simple. Pour cela, il fallait d’abord connaître les freins. Les participants ont été invités à exprimer leur ressenti. Grâce à la présence d’un interprète trilingue, les mots sont venus facilement. Ce sont des personnes volontaires, il n’y a eu aucune difficulté à participer. Pour la première fois, on ne leur donne pas une information, on les fait participer. Cela fait toute la différence.

Une spécialiste de la méthode Facile à lire et à comprendre était également présente pour mettre en mots simples les solutions trouvées par le collectif. De tout cela découlent des vignettes, des images, des frises. On les montre, on les améliore, on les complète. L’objectif est de créer un outil clair qui permettrait aux futurs arrivants de mieux comprendre l’accès aux soins.

Des questions telles que “Qui aller voir pour se faire soigner ?”, “Que faire en cas d’accident du travail ?”, “Comment obtenir sa carte vitale ?” sont abordées. La barrière de la langue reste un défi. « Aujourd’hui, il existe un logiciel pour les professionnels de santé qui permet de traduire, indique Aymeric Auger, de la plate-forme Parl’on. Malheureusement, tous n’en sont pas équipés. Pourquoi ? C’est l’une des questions auxquelles il faudra aussi répondre ».

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Cette initiative de la CPAM de Loire-Atlantique est un pas en avant pour améliorer l’accueil des réfugiés en France. En leur donnant la parole et en les impliquant dans le processus, la CPAM espère non seulement améliorer l’accès aux soins pour les réfugiés, mais aussi faciliter leur intégration dans la société française. Cette expérience inédite pourrait servir de modèle pour d’autres régions de France et même pour d’autres pays.

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